
Construction bois, les techniques modernes
J’ai la chance d’habiter Brest et d’avoir à deux pas de chez moi une bibliothèque très richement dotée en ouvrages ayant la mer pour thème.
J’ai donc trouvé à la médiathèque de Bellevue le fameux ouvrage de François Vivier « Construction bois, les techniques modernes » aux éditions Le Chasse-Marrée.
Il m’avait déjà été conseillé par un prof de construction navale lors de ma formation BPPV à Concarneau. Je n’avais pas approfondi la question à l’époque mais là, j’ai loué ce livre et je n’en ai pas été déçu !
Même si le titre parait assez générique et qu’il aborde tous les types d’embarcation, du kayak de mer au croiseur, il faut bien reconnaître que le sujet du livre de François Vivier est bien le voile aviron.
En quoi consistent donc ces techniques modernes? Elle reposent toutes sur l’utilisation du bois contreplaqué et de la résine Epoxy.
Ce n’est pas d’hier que le contre-plaqué est utilisé en construction navale. Les chantiers Aubin par exemple ont sortis depuis les années 60 des centaines voir des milliers d’unités dont beaucoup naviguent encore aujourd’hui.
C’est bien la résine epoxy et la technique du joint congé qui simplifie énormément la construction de petites unités par des amateurs. En plus, les bois sont complétement protégés et ils ne demandent pas plus d’entretien que le matériau polyester.
Construction à clin, en petites lattes jointives (strip-planking), en contre plaqué cousu/collé, elles sont toutes à la portée d’un amateur motivé ayant un minimum de place et de temps.
Ce livre très bien construit part des généralités et arrive aux détails pratiques qui rendront sa présence nécessaire en atelier. J’ai particulièrement apprécié la partie consacrée à la voile, gréement traditionnel et dérive.
Je ne sais pas si ce livre me fera entreprendre une construction mais en tous cas il en donne envie !
Vous trouverez un résumé plus complet de ce livre sur le site de l’auteur, vous pourrez aussi le commander
Alors que je ne suis pas encore fixé sur le choix du type de coque pour mon canot Voile-aviron, je sais déjà quel gréement choisir.
Mais comme je n’ai que très peu d’expérience dans les gréements anciens, vos avis sont les bienvenus !
Il s’agit du gréement au tiers.
Outre le fait que cette voile soit historiquement très présente en Bretagne (sinagot du Morbihan, chaloupe sardinière, misainier breton, pinasse, bisquine de Cancale … ) elle semble avoir de nombreuses qualités pour les petites embarcations.
Mat court
Comme cette voile est hissée sur une vergue apiquée, une bonne partie de la voile peut être hissée plus haut que le mat. Un mat court a l’avantage de pouvoir être plus transportable mais aussi hissé plus facilement et il ne doit pas obligatoirement être haubané.
Pas de bome
Sur un canot, la voile au tiers peut se passer de bome. L’inconvénient du moindre rendement aux allures portantes peut être compensé ponctuellement en gréant un aviron en guise de bome.
Par contre je pense apprécier tout particulièrement de ne pas avoir ce bout de bois « casse-tête » quand je naviguerai en famille.
Voile simple
Cette voile semble être particulièrement simple d’utilisation. Il n’y a qu’une voile à hisser, puis l’écoute à reprendre et c’est parti.
Comme elle est placée en avant un foc n’est pas forcément utile.
Son inconvénient majeur semble être de ne pas avoir le même rendement d’un bord et de l’autre, à moins de gambeyer (faire passer toute la voile sur l’autre bord à chaque virement) manœuvre peut-être délicate en solitaire.
Les qualités de cette voile sont reconnues et je pense qu’elle s’adaptera au mieux à la coque que je choisirai. Sa pratique semble être adaptée à mon programme de navigation familial.
Qu’en pensez vous?
J’avais écrit une série d’articles sur le sujet de « Comment choisir son kayak? ». La première chose est bien de définir son programme de navigation.
Le mien est assez clair :
- Principalement, de la navigation à la journée en Finistère nord et mer d’Iroise
- Mais aussi navigation ailleurs à l’occasion de vacances et randonnée côtière avec bivouac à bord ou sur la côte.
- L’équipage sera principalement familial avec ma fille de 4 ans et ma compagne
- Mais aussi occasionnellement de la pèche ou de la navigation plus engagée avec des amis
Cette définition du programme me permet de réfléchir à l’embarcation qu’il me faut. Comme ce programme n’est pas monolithique, elle sera nécessairement un compromis, le moins mauvais possible.
Voilà quelques axes de réflexion :
Securite
Comme je vais naviguer dans des mers souvent clapoteuses voir agitées, il faut un bateau bien défendu avec des réserves de flottabilité suffisantes pour être insubmersible voire même d’être manœuvrant partiellement rempli.
Poids et taille
Nous serons au minimum deux adultes et un enfant. J’aimerai pouvoir embarquer 4 adultes à la journées. Ça me donne donc un poids de charge de 320 kg environ au minimum. Pour ce poids on arrive à des embarcations de 17 pieds soit 5m20 environ.
Je pense sortir essentiellement à la journée et mon bateau sera stocké à terre sur une remorque de route. J’aimerai donc qu’il soit le plus léger possible pour pouvoir être manutentionné facilement, voire même pour ne pas avoir besoin d’une remorque spécifique de mise à l’eau.
Voile et aviron
Pour une navigation en famille, j’aimerai un gréement simple et pas dangereux. Pas de bome donc et une seule voile à manier serait parfaite. Le gréement au tiers correspond bien à ce programme.
J’aimerai que cette embarcation se manie aussi bien à la voile qu’à l’aviron, la forme du doris est assez adaptée.
Je pratique depuis plus de cinq ans le kayak de mer avec un plaisir énorme. C’est une vraie drogue, cette échappée hebdomadaire me permet de ne pas étrangler mes collègues, d’être perpétuellement doux et agréable avec ma compagne …, et de relativiser mes petits tracas quotidiens sur le mode « Je m’en fou, ce week-end je vais faire du kayak ».
J’adore toutes les formes; randonnée, surf de plage, navigation dans les courants, navigation en solo ou en groupe, rivière, rase cailloux, grand large pour aller aux iles, naviguer un heure, une journée ou une semaine … tout me va, je n’ai jamais dit non à une sortie parcequ’elle ne m’intéressait pas.
Mon niveau a progressivement augmenté pour s’adapter aux conditions météos changeantes de mon terrain de jeux de la mer d’Iroise et du Finistère Nord. J’ai plusieurs très bon copains avec qui je navigue régulièrement et je fais partie de plusieurs associations de praticants.
Alors, pourquoi vouloir autre chose?
Oui, je suis parfaitement comblé par ma pratique du kayak. Alors pourquoi vouloir changer de support pour aller en mer?
La réponse est simple: pour emmener ma compagne et ma fille, pour partager ces moments merveilleux.
Cette réponse simple ne doit pas faire croire que je me dévoue pour le bien de ma famille. Ce désir de changement est aussi une envie toute personnelle de prendre du plaisir avec un autre type d’embarcation, de pratiquer la voile et l’aviron, de découvrir un autre patrimoine nautique et d’avoir accès à d’autres sensations. Et cela ne veut pas dire non plus que j’abandonne le kayak de mer, ho non !
Comme pour mon autre blog : lekayaketlamer.com ce premier article vise à répondre à cette question « Pourquoi un blog de plus sur la toile ? ».
La réponse est multiple :
1er axe
J’ai créé mon premier blog pour accompagner ma découverte du kayak de mer. Au fur et à mesure que je me documentais sur ce sujet, j’en faisait profiter mes lecteurs. Au fil du temps lekayaketlamer.com est devenu une sorte de blog-magasine ou je parle de mes sorties mais aussi de sécurité, de ma région de navigation et de l’actualité du kayak de mer.
Ma pratique de la mer évoluant en partie vers un autre type de navigation, le titre de ce premier blog ne colle plus. L’embarcation change mais la pratique sera aussi très différente, plus familiale, plus culturelle et sociale aussi. Je pense donc qu’à un nouvel univers correspondra mieux un nouveau blog. (mais je continue le premier hein! n’allez pas croire que je vais troquer la pagaie contre l’aviron aussi facilement !)
2eme axe
Comme pour le kayak de mer, je me documente avec des livres et aussi avec internet. J’ai le sentiment que l’internet francophone n’est pas très riche en ressources. Il y a bien quelques sites très intéressants mais si peu en comparaison des ressources anglophones ! Modestement ce blog va tenter de partager quelques unes des informations trouvées dans la langue de Shakespeare mais aussi les mettre à la portée du débutant que je suis.
Dans ce blog je relaterai donc mon activité concernant la navigation en voile aviron.
D’abord bien sur la raison du choix de ce type de navigation puis le choix de l’embarcation. Ensuite sa construction si il y a lieux puis j’espère la navigation ! (et le plus vite possible bien sur
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