23 décembre 2009 / Olivier

Un greement au tiers pour mon canot voile-aviron

Mosaique Irlandaise

Alors que je ne suis pas encore fixé sur le choix du type de coque pour mon canot Voile-aviron, je sais déjà quel gréement choisir.
Mais comme je n’ai que très peu d’expérience dans les gréements anciens, vos avis sont les bienvenus !

Il s’agit du gréement au tiers.
Outre le fait que cette voile soit historiquement très présente en Bretagne (sinagot du Morbihan, chaloupe sardinière, misainier breton, pinasse, bisquine de Cancale … ) elle semble avoir de nombreuses qualités pour les petites embarcations.

Mat court

Comme cette voile est hissée sur une vergue apiquée, une bonne partie de la voile peut être hissée plus haut que le mat. Un mat court a l’avantage de pouvoir être plus transportable mais aussi hissé plus facilement et il ne doit pas obligatoirement être haubané.

Pas de bome

Sur un canot, la voile au tiers peut se passer de bome. L’inconvénient du moindre rendement aux allures portantes peut être compensé ponctuellement en gréant un aviron en guise de bome.
Par contre je pense apprécier tout particulièrement de ne pas avoir ce bout de bois « casse-tête » quand je naviguerai en famille.

Voile simple

Cette voile semble être particulièrement simple d’utilisation. Il n’y a qu’une voile à hisser, puis l’écoute à reprendre et c’est parti.
Comme elle est placée en avant un foc n’est pas forcément utile.
Son inconvénient majeur semble être de ne pas avoir le même rendement d’un bord et de l’autre, à moins de gambeyer (faire passer toute la voile sur l’autre bord à chaque virement) manœuvre peut-être délicate en solitaire.

Les qualités de cette voile sont reconnues et je pense qu’elle s’adaptera au mieux à la coque que je choisirai. Sa pratique semble être adaptée à mon programme de navigation familial.

Qu’en pensez vous?

6 commentaires

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  1. Olivier / déc 28 2009

    Merci beaucoup pour ton commentaire, d’autant que c’est le premier sur ce blog !
    Oui, ce coté primitif me plait beaucoup. Le gréement du type Drascombe que tu décrits a l’air efficace. Mais les deux mats/voiles ne sont ils pas génants pour une pratique à l’aviron?
    Et quelle coque as-tu?

  2. Antoine / déc 31 2009

    Bonjour,
    regarde donc le multimono, je l’ai vu à La Rochelle, il a l’air bien sympa et très multi usages….

  3. Bouillane / jan 1 2010

    Après avoir construit (années ‘70) un Doris de 4m, je suis allé vers le Drascombe.
    C’est la même coque que celle du Drascombe Lugger (la mienne: en rallongée, Longboat) ; coque inspirée de bateaux de pêche traditionnels comme le Yorkshire Coble, avec des lignes d’eau pour les avirons et la voile dans des conditions difficles…(entrées d’eau notamment permettant un relativement bon passage dans du clapot)
    Avec le Longboat à petite cabine (6.6mX2m, 25 ans) sur lequel je navigue (aussi avec moteur), certains naviguent sans moteur en voile-aviron, comme Hans Vandersmissen le faisait vers les îles Texel, ou sur les canaux comme l’a fait Peter Knap parti de Hollande à Avignon avec un siège coulissant, relevant le mât pour aller à la voile…(réservant l’aviron aux temps plus calmes, manoeuvres de port…); à Avignon je crois bien, il a acheté un moteur pour continuer (contre le vent)!
    Je peux utiliser les avirons assis sur le bridge-deck sans me cogner la tête, le grand-mât rabattu légèrement incliné sur un support qui prend la place du mât d’artimon (artimon qui se retire en un tourne-main, voile enroulée autour de son mât, comme un drapeau).
    La division du plan de voilure (à la surface déjà modérée) est sûre quand le vent monte; par contre par petit temps…(j’ai rajouté un petit foc assymétrique léger sur bout-hors rétractable, mais ça complique!) ; et pour le près…la voilure n’est pas alors pas du tout assez élancée… c’est toujours un compromis que j’ai choisi (… depuis les années ‘86, c’est ce bateau qui a su me ramener au port malgré des erreurs)

    Pour la durée de vie de la remorque (cassante, qui a 25 ans aussi) : à la mise à l’eau du Drascombe, même avec une cale peu pentue, la forme de la quille (légèrement bananée) et la forme plate en V ouvert (porteuse) à l’arrière permettent de ne mettre que les pneus dans l’eau…
    (sur le Norseboat, très peu porteur à l’arrière pour l’aviron, j’avais réalisé un mini-chariot qui épousait la forme de l’aileron arrière pour cela)

    en y repensant, un autre avantage de la voile houari (sans latte ni bôme) pour la ferler: après avoir dé-mousquetonner qlq bouts (écoute, colliers de racage du bas…) on peut enrouler la voile… (assez serrée pour éviter la prise au vent, alors en s’aidant du tape-cul pour rester face au vent quand ça souffle!)
    …donc l’enrouler sur elle-même très simplement, avant d’abaisser la vergue; ce « saucisson » (en partie basse replié sur lui-même) reste contre la vergue elle-même restant contre le mât rabattu ou non (longueur vergue/mât idem; au mouillage ou transport/hivernage on ajoute la housse autour de la voile sur sa vergue).
    en m’excusant d’être si long!

    Pour un voile-aviron à la coque plus fine (et plus légère), excellent comme la traditionnelle Yole de Ness, à voile au tiers, la marche aux avirons est nettement plus efficace, comme elle l’est sur le Norseboat (que j’ai pratiquée);
    à la voile, on avance bien par vent modéré sur le Norseboat (jusqu’à force 4), par contre avec du vent qui forcit, ces voile-avirons réclament de prendre un ris encore plus tôt, un peu comme sur un gros dériveur!

  4. CHAIGNON / jan 7 2010

    bonjour
    allez voir le site de la federation
    bonne journée
    http://www.voileaviron.org/fede.html

  5. fabrice / jan 8 2010

    salut oli, on se croise sur le blog de kayak de mer, et je suis le même raisonnement que toi … C’est donc avec une attention toute égoïste que je surveille ce blog pour voir si je peux te piquer quelques idées !
    Ramer et voiler en un seul beau navire, quel rêve !
    A bientôt sur l’eau !

  6. Olivier / jan 19 2010

    @ Antoine : Sympa le multimono : bateau en kit, gréement houari … mais il ne correspond pas à mon programme, il semble … trop sportif !
    @ Bouillane : J’ai parlé du Drascombe Lugger avec des anciens d’une asso de kayak de kayak dont je fait partie, l’AKMP. Plusieurs naviguent sur Drascombe et en sont très satisfaits. Le seul problème, en trouver un à prix raisonnable !
    @ Fabrice : Oui, et surtout en famille !

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